Publié par : destinationculture | 31 janvier 2008

L’hôtel du libre échange – Théâtre de la colline

Hôtel du libre échange

Crédit photo : ArtComArt/Pascal Victor

Vous voulez aller au théâtre mais vous ne savez pas quelle pièce voir, je vous recommande ce vaudeville. Le texte est jubilatoire, vous ne pouvez passer qu’un très bon moment !

L’Hôtel du Libre-Échange
27 décembre 2007 du 24 février 2008
texte Georges Feydeau

Le rôle de Pinglet est joué par notre nouvel Astérix : Clovis Cornillac.

Petit résumé:

Dans son cabinet, Pinglet, travaille au plan d’une maison qu’avec Paillardin, architecte et ami intime, ils ont le projet de construire. Angélique, épouse de Pinglet, interrompt brutalement le travail de son mari. Leur mésentente affleure. Le couple Paillardin habite la villa contiguë des Pinglet. Marcelle Paillardin entre les yeux rougis. Elle vient de se quereller avec son mari, se plaint de son indifférence. Pinglet la réconforte, aussitôt excité par le défi que chez lui elle suscite. Marcelle sort retrouver Angélique, Paillardin entre. Les deux hommes évoquent leurs déboires conjugaux. Pinglet fait état de sa frustration sexuelle tandis qu’il épingle le manque d’ardeur de son ami. En tant qu’expert auprès des tribunaux, il devra découcher la nuit même pour aller inspecter un hôtel qui passe pour « hanté ». Un peu plus tard, Marcelle menace son mari de prendre un amant en présence de Pinglet. Ce dernier, saisissant l’occasion, profite du départ de l’architecte pour obtenir un rendez-vous. Il reçoit des documents publicitaires vantant les mérites de L’Hôtel du Libre-Échange, quand apparaît Mathieu, avocat et ami, venu s’installer chez Pinglet avec ses quatre filles. Tout ce joli monde se retrouvera, le soir même, à L’Hôtel du Libre-Échange…

Cette pièce est aussi bien écrite que jouée. La succession d’évènements imprévus rendent la pièce vivante est très dynamique, on ne s’ennuie pas et on en redemande. Au milieu d’une distribution aussi riche que nombreuse, Clovis Cornillac souligne tendrement la castration quotidienne et la peur infantile d’un Pinglet tyrannisé par sa femme. Avec un physique et une voix presque viriles qui imposent d’emblée l’autorité, Anne Benoit (Mme Pinglet) fait l’économie d’un jeu grand guignolesque pour mieux nous surprendre. La mise en scène est splendide, il y a même un magnifique effet comme rideau final. La salle était plus que conquise. Pour ma part j’ai passé un excellent moment, j’ai rigolé du début à la fin.

 



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